
Loom vs Vidyard : quel outil vidéo choisir en entreprise ?

Loom et Vidyard ne servent pas le même métier. Loom sert à enregistrer son écran et sa voix pour remplacer une réunion ou expliquer un process en interne. Vidyard sert à héberger, diffuser et mesurer des vidéos dans un cycle de vente ou une stratégie marketing. Si vous êtes responsable marketing, communication interne ou formation, la bonne question n’est donc pas « lequel est le meilleur ? », mais « quel usage voulons-nous couvrir ? ».
Ce comparatif détaille les deux outils sur les critères qui comptent en entreprise : usage, analytique, tarifs, intégrations, sécurité et conformité RGPD. Il dit aussi où s’arrête ce type d’outil, et quand une vidéo produite sur mesure devient plus pertinente.
En bref
- Loom : enregistrement rapide d’écran et de visage, très simple à prendre en main, pensé pour la communication asynchrone et interne.
- Vidyard : plateforme de gestion vidéo orientée ventes et revenus, avec analytique détaillée et intégrations CRM, plus coûteuse.
- Budget : le plan payant d’entrée de Vidyard est annoncé à 59 $ par utilisateur et par mois, un niveau qui reflète son positionnement commercial.
- RGPD : les deux outils traitent des images et des voix, des données personnelles. Le point mérite une vérification avant tout usage interne sensible.
- Limite commune : ce sont des outils d’agilité quotidienne. Pour l’image de marque, la formation durable ou une campagne RSE, une vidéo conçue sur mesure reste une autre catégorie de livrable.
Table des matières
- Deux outils, deux métiers
- Loom : la vidéo asynchrone au quotidien
- Vidyard : l’hébergement vidéo pour les équipes revenus
- Comparatif Loom et Vidyard en un tableau
- Comment choisir selon votre poste
- RGPD, sécurité et droits d’accès
- Là où ces outils s’arrêtent
- Notre point de vue chez Gorille
- Quand passer à une vidéo motion design
- Comment nous travaillons avec vous
- Checklist avant de choisir un outil vidéo
- FAQ
- Sources
Deux outils, deux métiers
On compare souvent Loom et Vidyard parce qu’ils partagent un geste : enregistrer une vidéo depuis son navigateur ou son ordinateur et envoyer un lien. Mais l’analyse de G2 sur les outils de gestion de contenu vidéo montre que les deux répondent à des besoins distincts : l’asynchrone collaboratif d’un côté, l’activation des revenus de l’autre.
La confusion vient d’une vision trop large de la « vidéo d’entreprise ». L’engagement des collaborateurs demande avant tout de la fluidité : on enregistre en deux minutes, on partage, on passe à autre chose. L’engagement client demande de l’analytique solide et un contrôle de la marque : on veut savoir qui a regardé, jusqu’où, et à quel moment relancer.

Le rapport G2 d’hiver 2026 résume bien cette séparation. Loom y est noté 4,7/5 comme solution légère pour la communication interne, l’asynchrone et le partage rapide de connaissances. Vidyard y est noté 4,5/5 comme plateforme orientée ventes et revenus, adaptée aux grandes organisations qui ont besoin d’intégrations CRM poussées.
Loom : la vidéo asynchrone au quotidien
Ce que Loom fait très bien
Loom est conçu pour réduire le nombre de réunions et faciliter la collaboration interne. Vous cliquez, vous parlez en partageant votre écran, vous envoyez un lien. Le destinataire regarde quand il veut, sur le rythme qu’il veut.
Les usages typiques pour nos publics :
- Communication interne : annonce d’un changement d’organisation, point d’avancement d’un projet, retour sur un document.
- Formation : démonstration d’un outil interne, tutoriel de quelques minutes pour un nouvel arrivant, réponse récurrente à une question de support.
- Marketing : retour visuel sur une maquette, brief enregistré pour un prestataire, démonstration rapide d’une fonctionnalité.
Si vous cherchez à améliorer la communication interne de vos équipes, ce format court et informel est un bon levier du quotidien, à condition de le cadrer : durée limitée, sujet unique, convention de nommage et dossiers clairs.
Tarifs et limites de Loom
Loom propose un plan gratuit limité. Selon la page tarifaire d’Atlassian, il comprend 25 enregistrements et une limite de 5 minutes par vidéo. Pour lever ces plafonds, il faut passer à un plan payant facturé par utilisateur. Les montants évoluent, et plusieurs comparatifs en ligne n’affichent pas les mêmes chiffres : vérifiez toujours le tarif en vigueur sur la page officielle avant de budgéter.
Côté analytique, Loom reste simple : vous voyez qui a regardé et réagi, mais pas de scoring commercial ni d’attribution fine. C’est un choix de conception, pas un défaut : l’outil vise la rapidité plutôt que la mesure du pipeline.
Vidyard : l’hébergement vidéo pour les équipes revenus
Ce que Vidyard apporte en plus
Vidyard est optimisé pour le cycle de vente externe. Il fournit des analyses détaillées du comportement des prospects : qui a regardé, où, combien de temps. L’éditeur affirme sur sa page de comparaison que ces données servent à déclencher des actions commerciales concrètes, et revendique jusqu’à deux fois plus de réponses pour les équipes qui utilisent la vidéo. Ce chiffre vient de l’éditeur lui-même : à lire comme un argument commercial, pas comme un résultat indépendant.
G2 décrit aussi Vidyard comme un outil capable de gérer des bibliothèques vidéo complexes, avec une facilité d’administration de 87 % selon les utilisateurs, contre 93 % de facilité d’utilisation pour Loom. Autrement dit : Vidyard demande un peu plus d’apprentissage, et offre plus de contrôle.
Tarifs de Vidyard
Vidyard propose un plan gratuit. Capterra indique que la tarification démarre à 59 $ par utilisateur et par mois pour les offres payantes, avec quatre plans au total. Les offres Enterprise des deux éditeurs se font sur devis, avec des options de sécurité avancées comme le SSO et la gestion des utilisateurs.
Indicateurs utiles pour un responsable marketing
Pour un marketeur B2B, les indicateurs à suivre dans un outil comme Vidyard sont ceux qui relient la vidéo au parcours d’achat : taux de lecture, point de décrochage, partages, et lien avec les contacts dans le CRM. Pour affiner ce suivi sur des vidéos publicitaires, notamment l’accroche des premières secondes, vous pouvez consulter ces conseils pour optimiser les premières secondes d’une vidéo.
Comparatif Loom et Vidyard en un tableau
| Critère | Loom | Vidyard |
|---|---|---|
| Usage principal | Asynchrone interne, partage rapide | Vente, marketing, bibliothèque vidéo |
| Note G2 | 4,7/5 | 4,5/5 |
| Prise en main | Très simple | Un peu plus d’administration |
| Analytique | Simple | Détaillée, orientée prospects |
| Intégrations | Outils de collaboration | CRM et outils commerciaux |
| Plan gratuit | Oui (25 vidéos, 5 min) | Oui |
| Budget payant | Plus accessible | Plan payant dès 59 $/utilisateur/mois |
| Public typique | Communication interne, formation, support | Équipes commerciales et marketing |
Les notes viennent de la comparaison G2, qui s’appuie sur plusieurs milliers d’avis d’utilisateurs. Elles mesurent la satisfaction, pas l’adéquation à votre contexte.
Comment choisir selon votre poste
Responsable communication interne
Votre priorité : que les collaborateurs regardent, comprennent et ne se perdent pas dans un outil de plus. Loom convient bien aux messages du quotidien. Pour un message de direction ou un film d’accueil qui doit durer, un enregistrement d’écran ne suffit pas : il manque la mise en forme, le rythme et l’identité visuelle.
Responsable formation
Loom aide à produire vite des démonstrations et des réponses ponctuelles. Mais un parcours de formation durable (procédures, sécurité, gestes métiers) gagne à être scénarisé : un script clair, des illustrations, une voix-off, un rythme pensé pour la mémorisation. C’est la différence entre un tutoriel enregistré et un module conçu.
Responsable marketing
Si vous pilotez de la vidéo pour la génération de leads et l’accompagnement des prospects, Vidyard est plus proche de votre besoin, surtout avec un CRM déjà en place. Mais la plateforme n’invente pas le contenu : elle héberge et mesure. Une vidéo de marque ou un film explicatif produit professionnellement reste à créer, avant de l’héberger où vous voulez.
Le critère qu’on oublie : l’intégration
Les experts de G2 constatent que les entreprises choisissent souvent selon le prix ou la popularité plutôt que l’intégration dans leur écosystème (CRM, outils de collaboration). Un outil sous-utilisé coûte au final plus cher qu’une solution bien intégrée, quelle que soit la différence de licence. Avant de signer, listez les outils que la vidéo doit toucher : CRM, intranet, LMS, messagerie.
RGPD, sécurité et droits d’accès
Les transferts de données
Une vidéo enregistrée avec Loom ou Vidyard contient des images et des voix, donc des données personnelles au sens du règlement général sur la protection des données. Ces outils reposent sur des serveurs situés aux États-Unis. Le cadre de transfert existe, mais certains commentateurs rappellent que ses prédécesseurs ont été invalidés, ce qui invite à la prudence pour les contenus les plus sensibles.
Concrètement, avant de déployer l’un de ces outils pour de la communication interne confidentielle, faites valider le choix par votre délégué à la protection des données (DPO) ou votre service juridique : localisation des données, sous-traitants, durée de conservation, contrat de traitement.
Les droits d’accès
Autre piège, moins visible : la gestion des permissions. Une mauvaise configuration initiale peut ouvrir l’accès à des vidéos internes à des personnes qui ne devraient pas les voir. Nommez un responsable de la bibliothèque, définissez la hiérarchie des dossiers et les règles de partage avant le déploiement, pas après. Ce point est aussi relevé dans l’analyse G2 des outils vidéo.
Là où ces outils s’arrêtent
Loom et Vidyard produisent des vidéos « brutes » : leur qualité dépend de l’équipement, de l’environnement et de l’aisance de la personne qui parle. C’est parfait pour l’agilité, moins pour l’image de marque. Les avis comparés sur TrustRadius montrent d’ailleurs que ces plateformes se jugent d’abord sur le partage et l’enregistrement, pas sur la création.
Quelques situations où un enregistrement d’écran ne remplace pas un film travaillé :
- expliquer un concept abstrait, un service ou un processus complexe à un public qui ne l’a jamais vu ;
- présenter la stratégie RSE de l’entreprise à des collaborateurs et à des parties prenantes ;
- former sur la durée, avec un contenu qui doit rester juste pendant des mois ;
- porter un message de marque cohérent sur le site, les réseaux et les salons.
Notre point de vue chez Gorille
Nous ne vendons ni Loom ni Vidyard, et nous ne les opposons pas à notre métier : ce sont deux outils utiles, qui répondent à des besoins différents des nôtres. Notre agence conçoit des vidéos animées 2D et 3D sur mesure, et nous voyons chaque jour la même confusion chez les responsables marketing, communication interne et formation : on demande à un outil d’enregistrement de faire le travail d’une création.
Notre lecture est simple. Un outil d’enregistrement répond à la question « comment partager vite ? ». Une vidéo motion design répond à « comment faire comprendre et retenir ? ». Ce ne sont pas les mêmes questions, ni les mêmes budgets, ni les mêmes délais. Les deux peuvent coexister dans une même entreprise : Loom pour le quotidien, un film sur mesure pour les messages qui comptent.
C’est pourquoi notre accompagnement va au-delà de l’animation : storytelling, rédaction du script, illustration, sound design, voix-off, puis conseils sur la diffusion et l’engagement des collaborateurs. Nous travaillons avec un créatif dédié et des allers-retours illimités, parce qu’une vidéo d’entreprise se juge à la justesse du message, pas au nombre de versions économisées. Et nous ne proposons pas de formule low-cost : notre positionnement porte sur la qualité de l’illustration et la transparence tarifaire.

Quand passer à une vidéo motion design
Le bon réflexe : classer vos besoins vidéo en deux familles.
- Les vidéos jetables : un point d’équipe, un retour sur un document, une réponse à une question. Un outil d’enregistrement suffit.
- Les vidéos durables : un film d’onboarding, un module de formation, une présentation de la politique RSE, une vidéo explicative produit. Elles doivent être claires, soignées et réutilisables : c’est le terrain du motion design.
Une bonne règle de décision : si la vidéo sera encore regardée dans six mois, si elle porte l’image de l’entreprise, ou si elle s’adresse à des centaines de personnes, elle mérite un scénario et une création. Sinon, enregistrez et partagez.
Comment nous travaillons avec vous
Si vous avez un projet de vidéo durable, notre offre de motion design couvre la chaîne complète, du script à l’animation. Côté budget, le tarif moyen d’une animation de 30 secondes est d’environ 1 950 € HT, sur devis : le prix final dépend de la complexité et de la durée de la vidéo.
Si votre sujet touche à la responsabilité sociétale de l’entreprise, notre accompagnement RSE associe conseil en communication responsable et création. Nous proposons également des vidéos IA sur mesure pour certains formats. Vous pouvez aussi découvrir l’agence sur gorille.co.
Checklist avant de choisir un outil vidéo
- Définissez l’usage : interne, formation, commercial ou image de marque.
- Listez les intégrations : CRM, intranet, LMS, messagerie.
- Consultez votre DPO : transferts hors UE, sous-traitants, conservation.
- Cadrez les droits d’accès : propriétaires, dossiers, règles de partage.
- Testez en petit groupe : une équipe pilote pendant quelques semaines avant de généraliser.
- Vérifiez le tarif officiel : les comparatifs en ligne divergent, la page de l’éditeur fait foi.
- Séparez les vidéos durables : planifiez-les en production sur mesure plutôt que dans l’outil.
FAQ
Loom est-il moins cher que Vidyard ?
Oui, globalement. Le plan payant d’entrée de Vidyard est annoncé à 59 $ par utilisateur et par mois, alors que Loom est positionné plus bas pour l’usage de base. Les deux ont un plan gratuit limité, et les offres Enterprise se font sur devis. Vérifiez les montants actuels sur les pages officielles.
Quel outil choisir pour la communication interne ?
Loom est plus adapté, car il est conçu pour l’asynchrone et la collaboration d’équipe. Vidyard vise surtout les équipes commerciales et marketing. Pour un message de direction ou un film d’accueil durable, une vidéo sur mesure sera plus efficace qu’un enregistrement d’écran.
Loom et Vidyard sont-ils conformes au RGPD ?
Le RGPD s’applique dès que vous filmez des personnes, car l’image et la voix sont des données personnelles. Les deux outils reposent sur des serveurs américains, donc la question des transferts se pose. Faites valider l’usage par votre DPO avant de déployer, surtout pour des contenus confidentiels.
Peut-on utiliser ces outils pour la formation ?
Oui pour des démonstrations courtes et des réponses ponctuelles. Pour un parcours durable, il vaut mieux scénariser le contenu avec un script, des visuels et une voix-off. C’est ce que fait le motion design, avec un rendu plus stable dans le temps.
Sources
- G2 : Which Video Hosting Platform Is Right for You?
- G2 : Best Video CMS Tools Reviewed
- G2 : comparaison Loom et Vidyard
- Capterra : Vidyard Pricing
- Atlassian : Loom Pricing
- Vidyard : Vidyard vs Loom
- TrustRadius : Loom vs Vidyard
- EUR-Lex : Règlement (UE) 2016/679
- European SaaS : Loom et alternatives européennes